Un article de #FlorentNaranjo. Partagez-le !
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Le Moyen Orient connaît une nouvelle catastrophe avec l'offensive militaire de « L’État Islamique » visant aujourd'hui le Kurdistan irakien, qu'accompagne son cortège de massacres et de persécutions dont sont victimes chrétiens irakiens, yézidis, chiites de la région et sunnites opposés à ce projet.

Notre solidarité va aux forces qui résistent aux pratiques criminelles et au projet réactionnaire de « L’État Islamique » : les forces kurdes dans le Kurdistan irakien et syrien, les révolutionnaires syriens. Ce sont ces forces qu'il faut soutenir. Ce sont d’armes, de renseignements, de soutien aérien et logistique, d’aide humanitaire dont ont besoin les Kurdes et les Syriens. Il convient que ceux qui en disposent les leur fournissent.

Si des initiatives extérieures s'imposent, qui devraient se faire sous mandat de l'ONU, cela ne doit pas empêcher de contester l’ensemble de la politique menée de longue date dans la région par les différents gouvernements occidentaux, en collaboration avec certains régimes moyens-orientaux réactionnaires et corrompus. Politique qui porte une grande responsabilité dans la situation actuelle.

Il s'agit, au premier chef, des guerres menées par les États-Unis, qui au-delà du renversement de Saddam Hussein ont œuvré à la déstabilisation de l'Irak. Celle-ci étant depuis  aggravée par la politique dictatoriale et sectaire du gouvernement Maliki mis en place et soutenu par l’Administration américaine.

A quoi il faut ajouter le choix de laisser isolée et sans soutien effectif la révolution syrienne, qui se trouve confrontée à la double barbarie du régime al-Assad, qui mène une guerre féroce contre son peuple, et des menées sauvages de « l’État Islamique ».

Aujourd'hui encore, en soutenant le gouvernement israélien qui mène une guerre criminelle contre la population de Gaza, et vise à empêcher toute possibilité de paix juste avec le peuple palestinien, ces mêmes régimes, ne font qu'attiser les tensions dans l'ensemble de la région.

La gravité de la situation doit inviter à engager une politique radicalement opposée à celle menée jusque-là, de rupture avec les différents régimes dictatoriaux, de soutien aux révolutionnaires et démocrates syriens, d'aide massive aux populations, d'appui au peuple kurde dans sa lutte pour imposer ses droits, pour un projet solidaire de développement de la démocratie et de l'économie pour l'ensemble de la région.

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