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Le 21 juin, s'est tenue une réunion faisant le bilan de la manifestion du 12 avril et traçant de nouvelles perspectives. Cette rencontre a réuni près de 200 personnes tout au long de la journée. L’arc de forces à l’initiative du 12 avril était présent tant dans les composantes associatives, syndicales que politiques.
Conserver, consolider, élargir
Après les interventions autour des secteurs en lutte (Rail, Notre-Dame-des-Landes...), le travail en commissions a pu commencer autour de 8 thèmes : « salarié-e-s, chômeur-se-s, retraité-e-s : sortons de la précarité », « Reconquérir et développer la Sécurité sociale et les droits sociaux »,« S'attaquer à la finance (banque, finances, dettes fiscalité...) », « Reconquérir et refonder l'action publique de l’État et des Collectivités territoriales au service de toutes et tous », « Donner le pouvoir aux travailleurs, aux citoyens dans la cité, les entreprises, les services publics », « Promouvoir la transition écologique et un nouveau développement industriel »,« Défendre et développer les droits, les libertés », « Imposer le droit à l''emploi ». Les divers groupes ont été de tailles très différentes mais la plupart d’une grande diversité parmi les participant-e-s.
Lors des rapports des différentes commissions et des conclusions en plénière, l’accent a été mis d’abord et avant tout sur la volonté de conserver, consolider, élargir ce cadre commun.
Ceci implique de développer la transparence dans les débats, le fonctionnement et donner du temps, tout le temps nécessaire à chaque composante, chaque organisation pour la validation des contenus et des initiatives. Ceci est une garantie essentielle pour assurer une « efficacité » du travail commun.
Cette nécessaire prise en compte des rythmes de chacun peut certes être contradictoire avec des positionnements de soutien à des actions correspondant à des exigences, des mobilisations « immédiates » : logement, racisme, chômage, antifascisme, Notre-Dame-des-Landes. Ces mobilisations (ou d’autres : cheminot-e-s, intermittent-e-s), comme certains « débats » (Alstom) peuvent exiger des réponses rapides et donc délicates à fournir en préservant l’unité du collectif.
Lors des réunions de bilan, un plan de travail a été proposé
1. Rédaction, à partir des travaux et propositions des commissions d’une « feuille de route du collectif se déclinant comme suit :
Quelle que soit la situation économique, dans un pays développé, il faut :
-  des mesures indispensables pour répondre à la situation d’urgence sociale ;
-  démonstration que des marges financières existent
-  ces marges permettent des mesures pour sortir de la crise.
2. Rédaction d’un nouvel appel dans la suite de celui du 12 avril, permettant l’élargissement et le renforcement du collectif.
3. Texte sous forme pétitionnaire portant l’exigence référendum sur la réforme territoriale précédé de considération d’analyse de la réforme et « contrepropositions ».
4. Établissement d’un calendrier  du collectif, dont la première échéance sera la Fête de l’Huma, qui précédera l’organisation d’une mobilisation de portée nationale (date et forme à définir) déconcentrée autour de nos propositions.
Toutes ces propositions devront circuler dans les organisations durant l’été pour que chacune puisse en débattre dans ses instances pour une prise de position dans les réunions unitaires de rentrée.
Dans ce cadre, l’échéance de  la Fête de l’Humanité sera un moment important pour la construction de réponses, de propositions, d’initiatives – sans que cette nouvelle étape se veuille déjà conclusive.
Même si la prudence est de rigueur, le regroupement est nouveau, il peut en sortir du neuf du point de vue des possibilités de débats de mobilisation en dépassant les frontières habituelles entre les formes du mouvement social.
Thierry Lescant. Publié dans le bulletin d'Ensemble des mois de juillet et août 2014.

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